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Les jeunes socialistes des Yvelines étaient hier au côté de l'UNEF et des Jeunes Communistes du département pour une distribution unitaire à la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines de l'appel du collectif "La retraite, une affaire de jeunes", signé par 18 organisations de jeunesse politiques, syndicales et associatives. Nous refusons que le débat sur la future réforme des retraites soit confisqué au profit d’un petit « comité d’experts » alors qu’elle engage l’avenir de millions de salariés. Elle doit au contraire émaner d’un grand débat citoyen, dans lequel les jeunes doivent prendre toute leur place.

A l’heure où Y. Moreau a rendu son rapport concernant les évolutions du système, nous souhaitons, dans l’unité, adresser un message au gouvernement : les jeunes refusent une réforme qui se traduirait par un allongement de la durée de cotisation et une baisse des pensions. Une réforme juste et favorable aux jeunes est possible, mais pour cela, il est nécessaire de se démarquer des revendications du Medef et des libéraux européens avides d’en finir avec un système de protection sociale basé sur les cotisations et la solidarité.

Alors que l’accès au premier emploi est de plus en plus tardif, et que la précarité est la norme, allonger la durée de cotisation est pour nous un signal inacceptable qui aurait pour conséquence de gonfler encore les files d’attentes à Pôle Emploi en maintenant des salariés plus âgés en activité au détriment des jeunes générations. Cela irait à l’encontre de la volonté de François Hollande d'agir pour que les jeunes vivent mieux à l'issue de son mandat.

De plus, à quoi bon étendre encore cette durée de cotisation quand on sait que, dans le monde réel, les salariés ne cotisent aujourd'hui en moyenne que 36 annuités, soit 5 et demi de moins que ce qui est actuellement demandé pour partir avec une retraite à taux plein ? Notre pays présentant le taux d’employabilité des séniors le plus faible d’Europe.

La seule conséquence d’une nouvelle hausse de la durée de cotisation serait de baisser le nombre de retraités qui pourront bénéficier d'une retraite complète, puisque seule une minorité d’entre eux parviendront (à quel prix ?) à cotiser le nombre d’annuités suffisantes. Cette réforme aurait donc pour conséquence de baisser le montant global des retraites, alors que certaines sont déjà aujourd’hui inférieures au smic.

Cela ne règlerait en aucun cas le problème fondamental qui est que la part des richesses produites reversée aux salaires, et donc à la sécurité sociale et aux caisses de retraites ne cesse de se réduire, au profit de ce qui est reversé aux actionnaires et à des patrons voyous qui licencient, s'exilent fiscalement ou sont exonérés de cotisations. La priorité doit être de combattre le chômage afin que davantage d'actifs puissent cotiser et de faire en sorte qu'ils soient mieux rémunérés. Cela passe forcément par l'augmentation des salaires et par un meilleur partage du temps de travail.

Il nous faut assumer un choix de société : nous devons nous donner les moyens de financer un système de retraite par répartition qui permette à tous les salariés de pouvoir profiter de leur retraite dignement.

C'est pourquoi le collectif revendique :

- la validation des années de formation dans le calcul des retraites

- la prise en compte des périodes d’apprentissage, de stages, et leur règlementation, afin qu’ils ne constituent pas des emplois déguisés

- la prise en compte des périodes d’inactivités forcées, périodes où les jeunes cotisent de manière inégale.

 

Il ne peut y avoir de réforme au nom des jeunes sans les jeunes.

 

 

 

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