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Depuis un mois et deux jours, sept salariés, syndicalistes, de l’usine PSA de Poissy ont entamé une grève de la faim et campent devant l’entrée de leur site pour dénoncer la discrimination syndicale et le harcèlement moral dont ils ont été victimes de la part de la direction. 

 Le 16 mai dernier déjà, PSA avait été condamné à verser 70 000 euros de dommages et intérêts au titre de « discrimination syndicale » et de « harcèlement moral ». La justice reconnaissait que la direction s’était rendue coupable de pressions, d’intimidations et de sanctions arbitraires à l’égard des militants syndicaux. Des agissements intolérables contre les salariés et le code du travail. Pourtant depuis, rien n’a changé, les conditions de travail au sein de l’usine se sont dégradées et les entraves à l’action syndicale n’ont pas disparu.

Les jeunes socialistes des Yvelines tiennent à adresser leur soutien aux « sept de Poissy » et à la lutte qu’ils mènent en faveur des libertés syndicales et des conditions de travail. Nous saluons également tout(es) celles et ceux qui se sont mobilisés à leur côté ces dernières semaines. 

Alors que leur état de santé se dégrade, la direction du groupe, restée sourde jusqu’alors, doit dorénavant prendre ses responsabilités et donner satisfaction à leurs revendications. Faute de quoi elle devra assumer les conséquences de son silence.

Nous rappelons que les Jeunes Socialistes font de l’engagement syndical une priorité et un outil indispensable à la défense des intérêts des salariés. A ce titre, nous nous érigerons toujours contre le recours, dans les entreprises à la criminalisation et à la répression de l’action syndicale. 

Enfin, dans ce contexte, nous avons appris avec effroi et nous condamnons avec la plus grande fermeté l’agression, à l’arme blanche, dont a été victime une étudiante syndicaliste de l’université de Paris 1, au pied de son domicile et en raison de son engagement. 

La multiplication de ces actes graves contre l’action syndicale nous conforte dans notre volonté de renforcer les libertés syndicales et de voir adopter, au parlement, une loi d’amnistie sociale en faveur des syndicalistes condamnés sous le gouvernement Sarkozy.