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Alors que nos voisins allemands semblent s’engager dans la voie de l’instauration d’un salaire minimum généralisé quelques semaines après que 3,7 millions d’ouvriers de la métallurgie allemande aient obtenu une augmentation de salaire de 5,6 %, nous apprenons, par le ministre du travail, Michel Sapin, qu’en France, la hausse du SMIC au 1er janvier 2014 se limitera à une revalorisation légale de 1,1%, soit une augmentation réelle de 0,1 euro de l’heure.

 Les jeunes socialistes regrettent que le gouvernement semble, 18 mois après la victoire de la gauche, céder aux sirènes dévastatrices de « baisse de coût du travail » orchestrées par le Medef et ses satellites.

Nous affirmons au contraire, qu’il est temps de remettre la question de l’augmentation du SMIC à 1500 euros brut au cœur de notre action. Le combat pour le partage des richesses a toujours été un marqueur fort pour les salariés lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir. S’y soustraire, c’est prendre le risque de se couper, encore un peu plus, des aspirations sociales de notre camp, et de nourrir la résignation.

Augmenter les salaires, une urgence sociale.

La situation est accablante, 20% des salariés vivent aujourd’hui en dessous du SMIC, et 8,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Il y a proportionnellement plus de pauvres en France qu’en Slovénie, en République tchèque ou en Hongrie ! La gauche ne doit pas se résigner à voir cette précarité s’accroître alors même que la production de richesses ne cesse d’augmenter. Nous devons nous fixer un cap, celui de partager les richesses pour abolir la précarité.

François Hollande ne doit pas craindre de confronter les intérêts d’une petite minorité à ceux de la grande majorité des français. Voilà le mandat qui lui a été confié le 6 mai 2012.

Augmenter le SMIC, c’est possible. 

Contrairement à la rengaine libérale, qui n’offre pour horizon qu'une modération salariale, nous affirmons qu’une augmentation des salaires est possible.

Dans les grandes entreprises, il convient de s’attaquer à la surrémunération des actionnaires. Comment accepter qu’en 2012, les entreprises du CAC 40 aient gagné 52.4 milliards d'euros et reversé plus de 37 milliards de dividendes aux actionnaires sans concéder la moindre augmentation de salaires à leurs salariés ?

La Commission européenne, elle-même, a calculé que la part des salaires dans l’ensemble de l’économie française est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points de la richesse totale du pays. La part des salariés s’est donc considérablement réduite au profit notamment de la rémunération du capital.

Ce qui coûte cher dans notre pays, c’est le coût du capital, pas celui du travail. L’impossibilité supposée d’augmenter les salaires est un mythe, un écran de fumée qui ne sert qu’à protéger les dividendes des actionnaires.

Augmenter les salaires, une nécessité économique.

A cet impératif social, s’ajoute un impératif économique. Alors que les signes de la reprise économique sont encore extrêmement fragiles, augmenter le SMIC et les bas salaires est un levier fort pour relancer la croissance et l’emploi. En effet, il s’agit là de redresser le pouvoir d’achat de près de 2 millions de français qui consomment l’intégralité de leurs revenus plutôt que d’épargner. L’augmentation des salaires, c’est un boom de consommation, et donc une demande supplémentaire pour les entreprises. C’est un cercle vertueux, qui profite aux salariés et aux entreprises.

Cependant, ce surcroît d’activité, pour profiter à l’emploi, doit s’accompagner de politiques de redressement industriel et du maintien de notre appareil productif : interdiction des licenciements boursiers, protectionnisme européen, réduction du temps de travail.

François Hollande doit donc réaffirmer sa volonté de briser la spirale austéritaire qui précipite l’économie européenne dans la récession et inhibe l’activité. L’alternative, c’est la relance par l’augmentation des salaires.

Pour toutes ces raisons, les jeunes socialistes continuent de porter l’augmentation du SMIC à 1500 euros brut. Parce que le socialisme, ce n’est pas contraindre son action au contexte et au modèle économique, mais bien décider et faire des choix pour le transformer radicalement. 

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