The Best bookmaker bet365 Bonus

Partager cet article
FaceBook  Twitter  Mixx.mn     

Gare de Trappes

La ville de Trappes a été le théâtre de scènes de violence ces derniers jours, suite au dérapage d’un contrôle d’identité et à l’arrestation d'une femme voilée et de son mari. Plusieurs nuits de violence ont secoué la ville avant que le calme ne revienne ce lundi.

Les Jeunes Socialistes des Yvelines condamnent ces violences avec fermeté. Rien ne peut justifier de telles violences orchestrées par des individus isolés qui portent préjudice à la réputation de la ville et de ses habitants. Sur le terrain, nous avons rencontré de nombreux Trappistes, simples habitants, acteurs associatifs, commerçants, parents, jeunes et moins jeunes qui n’ont eu de cesse, tout au long du week-end d’appeler à l’apaisement et au retour au calme, en condamnant les violences et leurs auteurs.

Nous condamnons également  ceux  qui instrumentalisent ces événements pour en tirer des dividendes électoraux. A l’extrême-droite évidemment, le Front National interprète, très classiquement, ces événements comme le signe précurseur de l’apocalypse qui menacerait la France et pointe une nouvelle fois du doigt nos compatriotes de confession musulmane. Il faut combattre ces amalgames.

Nous condamnons également ceux qui, au sein de la droite dite « républicaine », joignent leurs voix à celles de l’extrême-droite : l’Auvergnat Brice Hortefeux, Eric Ciotti ou encore Nadine Morano rivalisent dans l’outrance islamophobe avec les cadres du Front National, fidèles au discours sarkozyste qui a trop souvent associé immigration et délinquance, islam et intégrisme.

C’est l’honneur de la gauche de refuser l’amalgame entre quelques casseurs et l’immense majorité des habitants de Trappes, entre une poignée d’individus  et une génération de jeunes qui construit son chemin vers l’autonomie malgré les difficultés quotidiennes, le chômage et les discriminations. Régulièrement présents sur les marchés de Trappes et à la rencontre des habitants en porte-à-porte, les jeunes socialistes savent combien la réalité de cette ville est éloignée de ce qu’en perçoivent de nombreux commentateurs pétris de certitudes mais qui n’ont jamais mis les pieds dans ces quartiers.

La multiplication ces dernières semaines d’agressions à caractère raciste et islamophobe, souvent subies par des femmes isolées  (notamment à Trappes ce 14 juillet, où une femme voilée a été menacée au couteau par des sympathisants de l’ultradroite, condamnés à 2 mois de prison) contribue à exacerber les tensions. La faiblesse des réactions médiatiques et politiques ancrent le sentiment d’une montée en puissance de l’islamophobie.  Nous réaffirmons que la République ne doit laisser aucun espace à l’intolérance, et que tous les actes racistes doivent être combattus avec la plus grande fermeté.

Enfin, les pouvoirs publics doivent amplifier la mobilisation pour éradiquer les causes structurelles qui condamnent des quartiers entiers à la relégation. La précarité et l’exclusion sociale ont toujours été un terreau dont se nourrissent l’extrémisme et la violence. A l’instar de nombreuses villes de banlieue, Trappes est une commune qui s’est considérablement transformée grâce à l’action volontariste de son maire, Guy Malandain qui a engagé un ambitieux programme de rénovation urbaine dont le résultat est unanimement salué par les habitants. Il reste à mener une mobilisation de même ampleur pour éradiquer le chômage et redonner un horizon à ces jeunes qui, comme l’écrivait le journaliste du Monde Nicolas Truong en 1999 « arpentent les squares, occupant le trottoir à mesure que l’espace qu’ils occupent dans les entreprises se réduit. »

Lors de sa campagne, François Hollande avait pris l’engagement de faire en sorte que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012. De nombreux jeunes Trappistes ont été séduits par cette ambition.  Soyons à la hauteur de leurs espoirs.

The best bookmaker bet365

Free Premuim Templates by BIGTheme