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Les jeunes socialistes des Yvelines sont révoltés par la tribune publiée dans le magazine « Causeur » où « 343 salauds » s’opposent à l’abolition de la prostitution, en défendant « leur droit à la pute. » Une poignée d’individus dont Eric Zemmour réclament ainsi un « droit au plaisir » et un libre accès à la prostitution. Ils délivrent au grand jour un discours machiste et réactionnaire. Leur texte est celui  de quelques privilégiés qui, sentent leurs droits ancestraux décliner.

 En effet, cette offensive machiste intervient alors que la Députée socialiste Maud Olivier doit présenter, dans les semaines qui viennent, sa proposition  de loi  de « Lutte contre le système prostitutionnel ». Un texte défendu par la ministre des droits des femmes, Madame Najat Vallaud Belkacem  visant à protéger davantage les prostituées et à lutter contre le système prostitueur.

Les Jeunes Socialistes rappellent que la prostitution n’est ni un choix ni un métier. C’est une violence et une domination infligée aux femmes. C’est une forme insupportable de marchandisation du corps, qui perpétue une forme de domination. La réalité, c’est qu’en France, lorsque l’on subit la prostitution, l’espérance de vie moyenne n’est que de 42 ans.

Nous condamnons le parallèle insupportable que tente de créer ces 343 machistes réactionnaires avec l’appel des « 343 » de 1971. Dans cet appel fondateur du féminisme, 343 femmes réclamaient le droit à l’avortement en proclamant "J'ai avorté", alors que l'IVG était encore passible de poursuites judiciaires. Ces femmes réclamaient en leur temps le droit de disposer librement de leur corps. Les 343 salauds réclament aujourd’hui le droit de disposer, impunément, du corps des autres.

Nous rappelons l’engagement des jeunes Socialistes en faveur de l’Abolition de la prostitution. Comme Victor Hugo ou Robert Badinter qui luttèrent pour l’abolition de la peine de mort, comme des milliers de militants qui obtinrent celle de l'esclavage ou comme les progressistes de la III° République qui assurèrent celle du travail des enfants, nous voulons promouvoir une position abolitionniste qui soit synonyme de justice et de progrès pour notre société.

Nous ne permettrons pas de nouveaux progrès en faveur des droits des femmes, nous n’avancerons pas sur le chemin de l’égalité tant que notre société tolérera que l’on puisse acheter et disposer du corps des femmes.

Pour avancer sur le chemin de l’abolition,  nous soutenons une loi en faveur de la pénalisation du client en prévoyant notamment la création d'une amende de 1.500 euros sanctionnant le recours à la prostitution, doublée en cas de récidive.

Pas de tergiversation, la prostitution ne « s’aménage » pas, ne « s’encadre » pas, elle s’abolit !