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Le Mouvement des Jeunes Socialistes d’aujourd’hui est le produit d’une histoire tumultueuse, faite de hauts et de bas, de conflits réguliers avec le Parti socialiste, de phases d’émancipation et de reprises en mains. Mais il est également l’héritier d’une histoire, de luttes et de combats qui ont matricé l’histoire de la gauche. Des Révolutionnaires de 1789 qui ont bousculé l’ordre établi pour imposer la République aux combattants de la Commune de Paris de 1871 qui établissent un gouvernement du peuple ! Héritiers également des militants laïcs du XIXème siècle et des luttes qui partout dans le monde se sont opposés de tout temps à l’exploitation de l’Homme par l’Homme. 

Ce n’est que beaucoup plus tardivement à ces événements qu’apparaît une  organisation dîtes des « Jeunes Socialistes ». Mais c'est bien cette histoire, sulfureuse et néanmoins déterminée, qui est la nôtre et qui a façonné au cours des ans notre organisation. C’est cet héritage que nous devons continuer de porter aujourd’hui : celui de l’émancipation de l’Humanité. 

La force et le dynamisme des Jeunes Socialistes sont étroitement liés à son statut vis-à-vis du PS. Notre autonomie est un atout et une originalité parmi les mouvements politiques de jeunesse qu’il faut savoir préserver.

De la création de la SFIO à mai 68

1905

Le Congrès du Globe donne naissance à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) qui les rassemble en un seul parti les différentes sensibilités socialistes et socialisantes, elle se donne pour but d’établir le pouvoir de la classe ouvrière. Aucune structure jeune n’est alors mise en place.

1912

C’est une date importante dans l’histoire des jeunes socialistes, pour la première fois, une section rassemblant des jeunes et des étudiants est créée au sein de la SFIO, sous la pression de l’Internationale Socialiste. Elle a pour but de fédérer les jeunes et de les mobiliser pour faire triompher le Socialisme.

Mais dès ces années, les relations entre les jeunes socialistes et leurs aînés sont de plus en plus difficiles : la section jeune, pacifiste, anti-militariste et internationaliste s’accorde difficilement avec la participation de la SFIO au gouvernement d’Union Sacrée durant la Première Guerre mondiale.

1920

Depuis la Révolution d’octobre 1917 en Russie, les bolcheviks dirigés par Lénine s’ingénient à développer la Révolution hors des frontières soviétiques. Lénine tente d’imposer son leadership sur la gauche européenne en lui assignant la ratification de 21 conditions avant de pouvoir adhérer à la Troisième Internationale qu’il vient de créer. La SFIO se scinde entre pro et anti. Malgré l’ardeur et les convictions de Léon Blum, la majorité des militants socialistes et jeunes socialistes se laisse séduire par le discours léniniste. La Section Française de l’Internationale Communiste est créée. Seule une poignée de militants tente de préserver la SFIO. Un comité pour l’autonomie des Jeunes Socialistes apparaît mais pour autant l’organisation, vidée de 75% de ses militants, est en sommeil.

1928-1934

A peine un millier sur tout le territoire en 1928 à leur création, les “Faucons Rouges”, appellation de la section jeune de la S.F.I.O. sont 34 000 en 1934. Le renouveau militant, impulsé par Léon Blum et Paul Faure, profite aux JS mais la direction du Parti se méfie toujours de la jeunesse et lui refuse l’autonomie.

1935-1938

Les Jeunes Socialistes comptent jusqu’à 50 000 adhérents. Les socialistes en France accèdent au pouvoir, c’est l’aventure du Front Populaire. Cette expérience complique à nouveau les relations entre la SFIO et les Faucons Rouges. Les jeunes socialistes soutiennent les grandes grèves de l’été 1936 qui voient les ouvriers occuper leurs usines et adresser au gouvernement de Léon Blum leurs revendications et leurs profondes aspirations sociales. Ces quelques mois sont extrêmement riches dans l’histoire de la gauche, l’exercice de la gauche au pouvoir combiné à un profond mouvement social des ouvriers ouvrent des perspectives inédites : première semaine de congés payées, augmentation des salaires, libertés syndicales. La gauche au pouvoir agit pour son camp social et affirme son ambition de transformer radicalement la société. 

La jeunesse socialiste critique cependant Léon Blum pour sa position de « non-intervention » dans le conflit espagnol aux côtés des républicains qui demandent assistance. L’organisation est alors, de nouveau, dissoute.

 

1939-1945

Sous l’égide de Daniel Mayer, la SFIO se reconstitue sous l’Occupation. Un embryon d’organisation de jeunesse réapparaît. De nombreux militants socialistes jeunes et plus anciens participent à la Résistance, aux côtés des militants communistes. 

1947

Les socialistes, sortis renforcés de la Deuxième guerre mondiale, participent aux différents gouvernements de la IVème République. La guerre d’Indochine éclate. Les Jeunes socialistes s’opposent à la politique coloniale du gouvernement du socialiste Ramadier. Aux cris de “Plus un sou, plus un homme pour l’appareil militaire de la bourgeoisie”, les JS battent le pavé et engagent un bras de fer avec la SFIO. Cette dernière refuse de provoquer une crise gouvernementale sur cette question. Le bureau national des JS, aux mains des trotskistes du Parti Communiste Internationaliste, est exclu de la SFIO. L’appareil est repris en main.

Reconstituées sous l’égide de Pierre Mauroy, les Jeunesses socialistes quittent le terrain politique pour s’investir dans des organisations de loisirs, d’activités culturelles et sportives. Les foyers Léo Lagrange crées en 1951 sont une émanation des Jeunesses Socialistes.

1954-1968

Les JS prennent leurs distances avec les positions de la SFIO sur la guerre d’Algérie. La plupart des jeunes adoptent une position favorable à l’indépendance de l’Algérie et investissent alors à cette époque le champ syndical étudiant. La “Grande UNEF” (Union Nationale des étudiants de France) rassemble toutes les sensibilités politiques et se politise de plus en plus à la vieille des événements de Mai 68. 

La révolte étudiante du mois de mai est une nouvelle occasion pour les jeunes socialistes de retrouver le devant de la scène. Mais l’ampleur des événements, par la jonction de cette révolte étudiante avec le mouvement ouvrier, dépasse le cadre des organisations politiques et syndicales classiques. Les jeunes socialistes sont parti prenant mais marginalisés des événements. 

1971 – 1994

1971

Au congrès d’Epinay, le nouveau Parti Socialiste reconstitue une fois de plus une organisation de jeunesse (JS) et une organisation étudiante (Etudiants Socialistes) afin de renforcer les multiples mobilisations étudiantes. La mobilisation est totale en vue des élections présidentielles de 1981.

Dès ces années-là, les jeunes socialistes ne cesseront de travailler à l’union de la gauche et à l’élaboration d’un « programme commun » avec les communistes, en vue notamment  des élections présidentielles de 1974 et 1981. 

1981

Victoire des socialistes à l’élection présidentielle. François Mitterrand est Président de la République. Les jeunes socialistes célèbrent cette première victoire des forces socialistes sous la Vème République. Les premières mesures du gouvernement affirment une véritable alternative politique : Nationalisations massives, semaine de 39h, augmentation de 10% du SMIC, abolition de la peine de mort, création de l’impôt sur la fortune, retraite à 60 ans, cinquième semaine de congés payées, régularisation des sans-papiers. La gauche au pouvoir renoue avec le progrès social et le partage des richesses ! 

Dans les années 80

Les militants des jeunes socialistes diversifient leur engagement  à la périphérie des mouvements politiques, dans le syndicalisme étudiant ou les mouvements anti-racistes.

Début des années 90

La période de déchirements que traverse le PS et ses errements idéologiques impacte le MJS, mais en dépit des difficultés, les jeunes socialistes ne renoncent pas à leurs idéaux et leurs revendications, ils continuent de prôner une gauche décomplexée au service de la majorité sociale de notre pays ! 

1993-2008 : la conquête de l’autonomie

Le MJS se refonde en 1993 sur une volonté et un principe, l’autonomie. Autonomie de notre organisation et de notre fonctionnement par rapport au Parti socialiste. Autonomie de nos responsables qui sont élus, à chaque échelon, par nos adhérents. Autonomie de notre orientation politique qui est débattue et votée lors de notre congrès national. Cette autonomie a été la condition de notre développement.

Novembre 1993

Congrès constituant du MJS autonome à Avignon. Le mouvement se dote d’une orientation politique propre, d’un Bureau national et d’un président, Benoît Hamon. Pour la première fois, la totalité des instances dirigeantes du MJS (locales et nationales) ne sont plus désignées par le PS mais élues directement par les adhérents du MJS.

Années 2000 : 

Les jeunes socialistes se renforcent et s’impliquent fortement dans les mobilisations de résistance face à l’offensive de la droite au pouvoir et des libéraux. 

En 2002, sonnés par la défaite de Jospin au premier tour de l’élection présidentielle, ils jugent la faillite idéologique du parti en partie responsable de la défaite, mais dès le lendemain, ils manifestent au côté de millions de jeunes contre la présence de l’extrême droite au second tour. 

En 2005, ils s’opposent majoritairement, comme le reste de la gauche (sauf au parti socialiste), au Traité Européen qui institue une forte dose de libéralisme dans l’organisation et la construction de l’Union Européenne. 

En 2006, le MJS participe activement aux côtés des syndicats au mouvement de contestation contre le Contrat Première Embauche de Dominique e Villepin qui précarise la jeunesse. Le mouvement est massif, l’organisation connaît une vague d’adhésion et le projet de loi est abandonné. 

En 2010, le MJS accompagne également le Mouvement contre la réforme des retraites de Sarkozy, aux côtés de millions de salariés. 

 

Et maintenant ?

Après avoir activement participé à la campagne présidentielle et contribué à la victoire de François Hollande, le MJS est plus que jamais un outil aux mains de la jeunesse de gauche pour s'organiser, se rassembler, se former, s'agrandir, prendre toute sa place au sein de la gauche et dans la société pour exiger et défendre son droit à l'avenir. L'arrivée de la gauche au gouvernement ouvre une brèche dans le front néo-libéral, la crise a balayé toutes les certitudes idéologiques qui renforçaient la résignation à ce que la classe sociale des plus riches continue de dominer le reste de l'humanité. Les intérêts du monde de la finance apparaissent clairement comme divergents de l'intérêt collectif. Pourtant, les forces de l'argent n'en sont que plus mobilisées et déterminées à en finir avec toute possibilité d'alternative, à empêcher la marche du progrès social de reprendre. C'est dans ce contexte que les libéraux exigent de nouveaux reculs sociaux et cherchent à contourner le suffrage universel par le chantage économique ou par le biais d'institutions qui ont pris le pas sur la démocratie. L'extrême droite, à laquelle la droite traditionnelle semble plus poreuse que par le passé, attend en embuscade que cède la digue d'une gauche encore capable de défendre les travailleurs. C'est ainsi qu'elle pourra briser ce qu'il reste de solidarité contre l'oppression capitaliste et empêcher l'espoir révolutionnaire de jamais se concrétiser par l'action des masses. 

La responsabilité de la gauche au pouvoir est donc immense et sa défaite serait lourde de conséquences pour celles et ceux qui aspirent à vivre mieux. Il appartient aux jeunes socialistes de se mobiliser, de mener une bataille culturelle contre la résignation, contre la soumission aux marchés financiers, de profiter de l'autonomie de leur organisation pour porter politiquement l'aspiration de la jeunesse à l'émancipation et au progrès social, de faire converger l'union de la gauche en France mais aussi en Europe et dans le monde vers une ambition forte de transformation sociale, de permettre de répondre aux attentes du mouvement social en lui offrant ce débouché politique : celui d'une dynamique unitaire de l'ensemble des forces progressistes vers un nouveau modèle de développement, la victoire du socialisme démocratique et l'émancipation de la personne humaine. 

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